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Ottawa Indian Film Festival Awards : Entretien avec Inderpreet Singh, directeur général et directeur de la programmation - Nouvelles de l'AQCC

Ottawa Indian Film Festival Awards : Entretien avec Inderpreet Singh, directeur général et directeur de la programmation

Sanju Surendran recevant son prix des mains d'André Lavoie et Marie Claude Mirandette (photo : Facebook)

 

Pour un deuxième printemps consécutif, Ottawa n’a pas seulement célébré les tulipes et ses liens historiques avec les Pays-Bas. Du 13 au 17 juin 2018, la capitale nationale a revêtu des atours flamboyants pour souligner l’effervescence du cinéma indien, et pas seulement son aspect le plus connu à travers le monde, soit le genre bollywoodien.

C’est d’ailleurs une des principales missions du Ottawa Indian Film Festival Awards (OIFFA). Son fondateur, Inderpreet Singh, passionné du cinéma de son pays natal, s’active depuis longtemps à transmettre son amour pour une cinématographie aussi diversifiée que ce pays de plus d’un milliard d’habitants. Un dévouement qu’ont pu constater Marie Claude Mirandette (Ciné-Bulles, Vie des Arts, Etc. Media) et André Lavoie (Le Devoir), membres de l’AQCC et du jury de la compétition officielle, avec la complicité du scénariste (Toi & Moi) et acteur Matt Holland.

Inderpreet Singh répond aux questions de l’AQCC quelques jours après la clôture du Festival.

Comment est née votre passion pour le cinéma?

Je vivais dans un village sans télévision, et surtout sans électricité. Vers 6-7 ans, j’ai appris qu’on allait présenter un film dans un village voisin. Avec d’autres enfants, on a attendu la projection toute la journée, sous un soleil de plomb, sans savoir ce que nous étions sur le point de découvrir. Le soir venu, on a placé un drap blanc sur un mur et une machine qui semblait fonctionner comme une bicyclette, avec une lampe de poche pour projeter les images! On ne voyait que des ombres mouvantes, mais quel spectacle! Plus tard, mon père m’a amené dans une vraie salle de cinéma et je n’ai jamais cessé de regarder des films depuis. Souvent plusieurs par jour!

Vous vivez au Canada depuis 21 ans — et à Ottawa depuis le début des années 2000 — et vous gardez toujours le cap sur votre mission : faire découvrir le cinéma indien aux Canadiens et aux membres de la diaspora indienne.

J’ai d’abord travaillé avec des compagnies comme Cinéplex et Landmark en louant leurs salles pour diffuser des films indiens et, par la suite, en distribuant des DVD dans des librairies comme Indigo ou Chapters. L’idée de fonder un festival m’a habité pendant plusieurs années et j’ai enfin pu tenir une première édition l’an dernier.

Ottawa n’est pas reconnue comme une ville cinéphilique. C’est pour vous un défi?

Lorsque je vais au TIFF, je réalise à quel point les Torontois comprennent ce qu’est un festival et quel genre de films on y présente. Ce travail est encore à faire à Ottawa, mais je demeure convaincu que, d’une édition à l’autre — on l’a déjà senti cette année —, le bouche-à-oreille fera en sorte que plus de gens ne voudront pas manquer OIFFA.

Comment imaginez-vous votre Festival dans cinq ans?

Mon ambition, c’est que des gens de l’extérieur d’Ottawa, du Canada mais aussi des États-Unis, viennent assister au Festival. Pour y découvrir du bon cinéma indien, toujours très diversifié.

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