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Association québécoise des critiques de cinéma

Suspiria (2018) présenté par l'AQCC au Cinéma du Parc - Nouvelles de l'AQCC

Suspiria (2018) présenté par l'AQCC au Cinéma du Parc

 

Dans le cadre de la collaboration entre le Cinéma du Parc et l’Association québécoise des critiques de cinéma (AQCC), le critique Jean-Marc Limoges (Panorama-cinéma) viendra présenter le plus récent film de Luca Guadagnino Suspiria, adaptation libre du classique de Dario Argento, qui a eu sa première à Venise.

La projection aura lieu vendredi le 9 novembre à 21h00. Le film sera présenté en version originale anglaise avec sous-titres en français. La présentation sera effectuée en français.


Suspiria Luca Guadagnino | Italie, États-Unis | 152 min | fiction | 2018
synopsis 
| Une jeune Américaine, Suzy Bannion, s'en vient étudier la danse à une académie de Munich. Dès son arrivée, elle est témoin du départ d'une élève apparemment fortement troublée qui est retrouvée morte peu après. Les incidents bizarres se multiplient et d'autres personnes meurent dans des circonstances étranges. Suzy finit par acquérir la conviction que l'école de danse est le gîte d'un groupe de sorcières.
réalisation Avec le très beau Call Me by Your Name, déjà annoncé comme un événement avec ses quatre nominations aux Oscars, et la sortie, l’hiver prochain, de son remake de Suspiria (le film d’horreur de Dario Argento), 2018 s’impose comme l’année de la consécration pour Luca Guadagnino. On avait déjà remarqué ce cinéaste italien de 47 ans pour son goût de la complexité amoureuse et son attention esthétique aux détails, avec ses deux précédents films : Amore (I Am Love) en 2009, avec Tilda Swinton à laquelle il a aussi consacré un documentaire, et A Bigger Splash en 2015, remake de La Piscine de Jacques Deray, avec Dakota Johnson, Ralph Fiennes et toujours Swinton. Adapté du premier roman éponyme d’André Aciman, scénarisé par James Ivory, le réalisateur culte de Maurice, Call Me by Your Name porte à chaque plan la touche Guadagnino : une élégance et un raffinement extrêmes pour mieux déployer, dans toutes ses étapes, ses nuances les plus subtiles, la montée du désir chez Elio, un adolescent de 17 ans (Timothée Chalamet, une révélation) pour Oliver, un jeune Américain venu préparer son doctorat auprès de son père, spécialiste de la culture gréco-romaine, dans leur grande et belle maison en Lombardie. C’est aussi l’histoire d’une famille magnifique (la mère est jouée par la toujours parfaite Amira Casar), cosmopolite, ouverte, qui poussera le jeune homme à se lancer dans la vie et à embrasser tous les instants d’un premier amour, douleur comprise. Si, après Amore et A Bigger Splash, Call Me by Your Name pourrait bien être le dernier volet d’une trilogie sur le désir, c’est dans ce film que semble éclater la vision de la vie et du monde de Luca Guadagnino, grandi en Éthiopie près de son père enseignant et de sa mère femme au foyer.
distribution | ABMO Films
(Source : Cinéma du Parc, Vogue Paris)

À propos de Jean-Marc Limoges : Jean-Marc Limoges est titulaire d’une maîtrise en Études françaises (Université de Montréal) et d’un doctorat en Littérature et arts de la scène et de l’écran (Université Laval). Il s’intéresse notamment à la réflexivité, à la mise en abyme et à la métalepse ainsi qu’aux questions de narration, de focalisation et d’ocularisation au cinéma. Ses recherches ont été présentées sous forme d’articles dans des revues scientifiques et de communications dans des colloques universitaires. Il anime des cinéclubs et enseigne la littérature et le cinéma au cégep et à l’université.

 

 

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